Les
réalisations du futur port
Deux phases de travaux seraient prévues.
La première tranche comporterait la création
de 500 m de quais et de 51 ha de terre-pleins. Deux postes
permettraient à terme d'accueillir des vraquiers jusqu'à
12m de tirant d'eau. Enfin, la réalisation d'une nouvelle
zone de développement pour le port de Nantes - Saint-Nazaire
permettrait de faire face à la saturation des terminaux.
L'aménagement global du site de Donges-Est, quant à
lui, verrait les réalisations suivantes :
> des accès terrestres (route et fer),
> une digue principale en front de Loire de 3000 m de longueur,
> des digues secondaires de retour et d'enclôture,
destinées à protéger les remblais,
> une digue de périphérie au nord sur 920
m de longueur, destinée à séparer la
zone remblayée de la zone humide,
> un linéaire de quais de 1300 m dans la partie
aval, dédiés à l'accueil du trafic roulier
et d'un terminal sablier,
> l'exploitation d'une zone d'emprunt de matériaux
sableux sur le site de Donges-Est sur le remblai existant,
> le remblaiement et l'aménagement de 150 hectares
de terre-plein portuaire de première zone,
> le remblaiement et l'aménagement de 15 hectares
de zones d'activités portuaires, en arrière
des terre-pleins portuaires,
> le dragage du chenal et de la zone d'évitage à
la cote -10,60m CM (cote marine) dans la partie aval et à
la cote -8,60m CM à -6,60m CM dans la partie amont,
> le creusement de souilles devant les quais à la
cote -13,60m CM permettant le stationnement des navires.
Le
coût total du projet, évalué en 2003,
est de 58 millions €, la participation de l'Etat s'élevant
à 11,6 millions €, dont 5,9 financés en
2006.


Quelles compensations pour l'environnement ?
Le projet d'extension du port comporterait également
des mesures environnementales compensatoires :
> Création d'un chenal au SE du banc de Bilho,
> Extension de roselières sur l'île Chevalier
en rive N de l'estuaire,
> Aménagement de mares dans l'emprise de l'ancien
bras de la Taillée au N du site,
> Aménagement de talus de sables avec ronciers et
nichoirs artificiels autour du projet,
> Création d'un fonds d'intervention pour la gestion
des zones humides de l'estuaire de la Loire,
> Remise au Conservatoire du Littoral, sous forme de transfert
de gestion, de plus de 1600 ha de domaine du Port Autonome,
> Mise en place par le préfet de région d'un
comité scientifique et technique (experts scientifiques,
APNE, administrations compétentes), chargé de
veiller à l'efficacité de mesures compensatoires
mises en uvre.
Le financement de ces mesures compensatoires est prévu
comme suit :
> investissement de 4,7 millions d'euros, auquel il convient
d'ajouter :
> les coûts de gestion et d'entretien des mesures
compensatoires et
> l'alimentation d'un fonds d'intervention pour les zones
humides de l'estuaire.
Le coût des deux derniers points est évalué
pour une période de 10 ans à 1,52 million €
environ.
Pour le Ministère des Transports, le transfert de gestion
au Conservatoire du Littoral d'une partie du domaine du Port
Autonome (évoqué ci-dessus) participe également
à l'effort de compensation du projet.