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photo Loira à Serre de la Fare (43) photo barrage Villerest photo La Loire en aval de Tours photo loire moyenne   photo Loire moyenne
Loire Vivante
le réseau d'associations et de citoyens qui défend le fleuve et son bassin


                    
(demnächst)


Chronologie (suite) 

 

1990

Janvier : les manifestants arrêtent les engins venus élargir le chemin pour accéder au futur chantier.

 5 février : En réponse à Jean Royer, qui avait déclaré que la construction de Serre de la Fare ne serait pas arrêtée par « 10 imbéciles », SOS Loire Vivante rassemble 300 de ses membres en 3 heures pour faire une manifestation à Brives-Charensac.

 6 février : Loire Vivante rencontre le Premier Ministre Michel Rocard.

 7 février : Première communication du gouvernement au sujet de la Loire. L’Etat propose à l’EPALA de conclure une charte pour un aménagement intégré de la Loire. Ce dernier garantirait la protection des populations contre les crues ainsi que l’approvisionnement en eau et préserverait et mettrait en valeur le patrimoine naturel. Il serait basé sur les principes suivants :
- Le barrage sur Le Veurdre n’aura pour objectif que limiter l’impact des crues exceptionnelles.
- Un dispositif d’approvisionnement supplémentaire à la retenue de Naussac, sera construit.
- La capacité du barrage de Chambonchard sera revue, au vu de l’étude des besoins futurs, notamment dans le domaine agricole.
- Une meilleure gestion du lit de la Loire et la publication d’une liste de toutes les zones inondables.
- Un programme de protection de l’environnement sera mis en place.
 

 Juin : Publication de l’étude sociologique du GRRM sur l’inondation de 1980. Elle montre le manque de prévention (et notamment l’urbanisation de zones inondables) et le manque d’un système d’alerte adéquat. La culture locale est en effet consciente des risques que représente la Loire mais oublie les risques de crues exceptionnelles. La décision des autorités locales, en 1982, de soutenir le projet de Serre de la Fare est significatif de leur refus d’assumer la responsabilité de la protection de la population : avec un barrage, la responsabilité passe à l’Etat.

18 août au 2 septembre : « La Remontée du Saumon » : une marche est organisée de l’estuaire aux frayères de l’Allier. Cette action permet de mettre en lumière les agressions nombreuses subies par le fleuve. 25 obstacles majeurs sont recensés sur le parcours de migration du saumon.

 Septembre : Deuxième campagne de publicité organisée par SOS Loire Vivante : « Loire libre source de vie ».

 Septembre : La « quatrième solution ». SOS Loire Vivante publie un document sur la «4ème solution » avec un volet consacré à la sécurité et un autre au développement soutenable de la haute vallée de la Loire. La 4ème solution envisage, au niveau de la sécurité, des élargissements du lit de la Loire pour laisser passer les crues, la suppression de certains obstacles, des aménagements « doux » ponctuels, l’entretien écologique des berges, le respect strict de la non-constructibilité des zones inondables et l’amélioration du système d’alerte de crue.

 8-16 novembre : SOS Loire Vivante organise au Puy un colloque d’une semaine sur le thème de l’eau : conférences, réunions, projections …

 novembre : Colloque « Vivre avec le fleuve » au Puy, organisé par Loire Vivante et SOS Loire Vivante pour aller plus loin dans la compréhension des causes et des conséquences de l’inondation de 1980 et de chercher l’alternative à un barrage. Ce colloque est l’occasion de débattre sur une certaine culture du risque, de la prévention, de l’information de la population. Plusieurs importants discours sont prononcés et notamment celui de M. Mousel, responsable de l’Eau, de la Prévention de la Pollution et des Risques au Ministère de l’Environnement.

 Décembre : SOS Loire Vivante lance une suscription « Achetons la Haute Vallée de la Loire ». Le but est d’acquérir certains terrains stratégiques pour empêcher la construction du barrage et de commencer à travailler sur le projet de «développement durable ».

 3 décembre : Brice Lalonde suggère d’organiser un référendum au sujet du projet de Serre de la Fare.

1er-16 décembre : Exposition sur la 4ème solution à Vals-près-le-Puy avec SOS Loire Vivante, Loire Vivante, l’EPALA et le ministère de l’Environnement : sur les 1000 dépositions enregistrées sur les cahiers de doléances, plus de 800 sont en faveur de la 4ème solution.

12 décembre : Création du collectif Haute-Loire Vivante qui rassemble 23 associations et partis et 45 000 membres

21 décembre : le ministère de l’Environnement publie un sondage favorable à SOS Loire Vivante. Un échantillon de la population de la Haute-Loire a été interrogée sur le projet de Serre de la Fare. La majorité des gens sont favorables à la 4ème solution. SOS Loire Vivante apparaît, parmi toutes les structures s’occupant de ce projet, comme celle à laquelle la population fait le plus confiance.

Fin décembre : les maires refusent d’organiser le référendum.
 
 

1991

23 janvier : Rencontre de SOS Loire Vivante avec le préfet de la Haute-Loire. 10000 signatures en faveur de la 4ème solutions lui sont apportées dans une brouette.

26 janvier : Le CABLE est créé. C’est un comité interne à l’EPALA constitué par des maires, des conseillers municipaux, etc. qui s’opposent aux idées du président de l’EPALA et sont favorables à celles de Loire Vivante.

7 février : La Déclaration d’Utilité Publique du projet de Serre de la Fare est annulée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand. L’EPALA fait appel auprès du Conseil d’Etat.

Mars-Juin : Une étude demandée par SOS Loire Vivante est menée par le laboratoire d’hydrologie SOGREAH au sujet des différents types d’inondations à Brives –Charensac.

Juin : SOS Loire Vivante commence à nettoyer et à baliser 14 sentiers dans la Haute Vallée de la Loire pour promouvoir le « tourisme vert ».

15 juin : Manifestation du collectif « pour une Haute-Loire Vivante » à Paris. La manifestation rassemble 400 personnes du département de la Haute-Loire. Une délégation est reçue au cabinet du Premier Ministre.

Juin : Négociation entre l’Etat et l’EPALA au cabinet du Premier Ministre.

Action sur l’Allier contre le projet de Naussac II et pour la démolition du barrage de Poutès, obstacle à la migration du saumon. Dans le cadre d’une semaine d’actions sur le Haut-Allier menées par SOS Loire Vivante et Robin des Bois, une trentaines de manifestants investissent pacifiquement l’usine EDF de Poutès-Monistrol pour protester contre cet obstacle à la migration du saumon.

31 juillet : Décision gouvernementale concernant le programme d’aménagement, annoncée par Edith Cresson et Brice Lalonde :
 L’Etat confirme les dispositions de la première communication du 7 février 1990 proposant à l’EPALA de conclure la charte qui repose sur les principes suivants :

- Serre de la Fare est abandonné, le gouvernement retenant des aménagements hydrauliques légers le long du fleuve et un dispositif d’information et d’intervention sur les populations concernées.
- Chambonchard est annulé, le gouvernement proposant le rehaussement de l’ouvrage de Rochebut pour une capacité totale de 100 Mm3
- Naussac II est confirmé comme approvisionnement complémentaire de la retenue de Naussac.
- Pour Le Veurdre, l’EPALA devra élaborer un avant-projet sommaire en fonction des effets attendus des travaux d’entretien du fleuve.

De plus, le gouvernement annonce une politique d’entretien actif du fleuve, un programme de protection et de mise en valeur des milieux naturels avec tous les partenaires intéressés, la création de l’Observatoire de la Loire et la protection des zones inondables.

5-6 octobre : Fête de la victoire sur le site de Serre de la Fare. SOS Loire Vivante décide que l’occupation du site sera maintenue jusqu’à ce que l’EPALA rende aux paysans les terrains qui ont été achetés pour construire le barrage. En effet, malgré la décision du gouvernement, l’EPALA continue d’acheter des terres.
 

1992

Pendant l’année, des paysans de la Haute Vallée de la Loire, SOS Loire Vivante, la Confédération Paysanne et le CIVAM (Centre pour l’information et la vulgarisation de l’agriculture et du monde rural) créent une nouvelle structure : « les Paysans de la Haute Vallée de la Loire ». Ils désirent développer la diversification, le tourisme rural, une plus grande qualité des produits et des débouchés locaux (marchés).

20 février : SOS Loire Vivante achète un vieux mas dans la haute vallée de la Loire, Bonnefont, avec une partie des fonds provenant de la souscription « Rachetons la haute vallée de la Loire ». Ces fonds atteignent maintenant plus de 250 000 F.
 

Avril : Loire Vivante, représentée par sa coordinatrice Christine Jean, reçoit à San Francisco le prix de la fondation Goldman pour l’Europe (60 000 dollars). Cette somme est reversée à des organisations environnementales.

Août : Le préfet publie un nouveau plan concernant les inondations en Haute-Loire.

Automne : Une commission parlementaire rassemble les différents points de vue sur la Loire. Elle se rend en Haute-Loire.

13 octobre : Réouverture du dossier de faisabilité du projet de Chambonchard par le gouvernement Bérégovoy. Ségolène Royal, Ministre de l'Environnement, annonce la réalisation d’un « petit Chambonchard » de 50 Mm3.

L’Etat lance une étude technique des solutions alternatives au barrage de Serre de la Fare.

18 décembre : la « Cabane de la Loire », au site de Serre de la Fare, est incendiée. L’enquête de la police ne donne aucun résultat.

Décembre : Publication au Journal Officiel du rapport parlementaire relatif à l’aménagement de la Loire. Les parlementaires concluent qu’il convient de « recourir à toutes les solutions possibles avant de décider la construction » d’un barrage sur la haute vallée de la Loire : renforcement des systèmes d’alerte et de secours, strict respect de la non-constructibilité en zone inondable, voire déménagement des habitations et des usines situées dans les zones les plus exposées. Pour Chambonchard, « les besoins en eau doivent être évalués (…) et conduire à la construction d’un barrage de capacité plus faible que celui qui était prévu à l’origine ». Des réserves sont émises sur l’utilité du Veurdre. « La mise en œuvre du projet (de Naussac II) doit être poursuivie normalement ». Quant à l’estuaire, « la nécessaire conciliation du développement économique de Port-Atlantique et de la préservation de l’environnement de l’estuaire doit éclairer les choix d’aménagement » menés « dans le cadre d’une concertation renforcée. La commission conseille aussi une meilleure gestion du lit et des berges de la rivière, l’arrêt total de l’extraction de graviers et d’autres mesures de protection de l’environnement".
  

1993 et la suite

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