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SOS Loire Vivante - ERN France
         
Vague de Microcentrales
sur le haut bassin de la Loire et ailleurs

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aux dossiers

Brèves, dans les medias et communiqués de presse


HAUT ALLIER


>> La Desges à Chanteuges: arrêté prefectoral d'autorisation 11/2018. Recours contentieux en cours

>> Le Pontajou : arrêté prefectoral portant refus de la demande 11/2018

>> L'Allier à Vichy : études en cours 02/2019


LOIRE AMONT


>> L'Auze entre Yssingeaux et Saint-Jeures : arrêté prefectoral d'autorisation 07/2019. Recours contentieux en cours

>> La Gazeille près du Monastier
: arrêté du prefectoral d'autorisation 07/2019.

>> Projet de microcentrale sur la Loire à Brives-Charensac :
études en cours 02/2019


AUTRES CAS SUIVI EN FRANCE


>> Le Nant-Bénin à Peisey Nancroix et La Plagne-Tarentaise (73): refus tacite en date du 28/12/2018

>> Le Ponthurin (73): avis favorable du commissaire enquêteur 08/2019

>>Le Rif Garçin (38) : étude en cours 11/19

>> Le Petit Tabuc (05) : avis favorable du commissaire enquêteur 09/2019

>> Le Guiers Mort (38) : abandon des projets en 2018




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SOS Loire vivante

NON au développement inquiétant des microcentrales sur les cours d’eau à enjeux

Cette page présente quelques projets suivis par l'association SOS Loire Vivante ERN France en distinguant :

1. Des projets sur le Haut bassin de la Loire
2. Des projets hors bassin de la Loire
3. Des projets en émergence à suivre de près
4. Des projets refusés ou abandonnés !

Introduction

La France compte déjà 2000 à 2500 microcentrales (de moins de 12 MW) qui produisent à peine 1.5% de la production d’électricité française annuelle (7TWh/an). Les 270 autres installations hydroélectriques sur le territoire produisent quant à elle environ 60TWh/an !! En Haute Loire, une cinquantaine de microcentrales (sur 57 au total) sont déjà en service pour à peine 20% de la production hydroélectrique du département.

Mais sur fond de transition énergétique et de loi d’autoconsommation, qui offrent un cadre juridique favorable, la petite hydroélectricité continue de se développer. Elle bénéficie de subventions et de tarifs de rachat règlementés. Finalement construire une microcentrale devient une opération financière intéressante pour propriétaires et porteurs de projets tout en satisfaisant la conscience écologique et climatique !

La plupart des sites à potentiels énergétiques sont déjà équipés. Les zones à enjeux sont désormais en première ligne, sans considération des efforts faits pour les restaurer ou les préserver. C’est aussi bien le cas sur des rivières joyaux dans des parcs nationaux que sur d'autres cours d’eau classés en liste 1 et liste 2. La moindre chute d’eau est convoitée pour être équipée : seuils, moulins en première ligne - en profitant d’éventuels « droit fondé en titre » - mais des sites épargnés ne sont pas en reste.

Ces nouveaux projets situés pour la plupart sur des rivières de montage et en chaîne, ont des impacts démesurés sur les écosystèmes aquatiques au regard de la production d’électricité générée : destruction d'espèces et d’habitats protégés, mortalité piscicole et blessures dans les turbines et déversoir, dégradation des habitats dans les tronçons court-circuités, continuité écologique dégradée, altération de la qualité de l’eau, risque de dégradation de l'état de la masse d'eau, etc. pour quelques kWh.

A l’heure où la résilience des écosystèmes doit être améliorée, les micro- et –pico centrales augmentent la pression sur les milieux déjà fragile en pleine transformation et adaptation au changement climatique. Quelle est la vision à long terme de ces projets ? La production (et donc les retombées économiques) sera-elle toujours au RDV compte tenu des épisodes de sécheresses même hivernale, de la baisse des débits annuels et l’évolution de la répartition des pluies déjà observé ? C’est une facture salée qui nous attendra si nous laissons ces projets d’intérêt privés condamner notre patrimoine.  

Cette hydroélectricité additionnelle, marginale est quasiment toujours en contradiction avec les politiques de restauration des milieux aquatiques. Elle ne constitue pas une solution aux enjeux climatiques, au mix énergétique au regard des dégâts qu’elle engendre et n’a pas lieu d’être développé sur les cours d’eau à enjeux de notre pays.

> Plus d’infos sur les chiffres de l’hydro en France et sur la position de ERN sur l’hydroélectricité.
> lire notre brochure sur les projets de microcentrales sur des rivières sauvages


1/ Des projets sur le haut bassin de la Loire

• Projet de microcentrale sur la Desges à Chanteuges (43)
puissance brute estimée : 0.181 MW

La Desges est une rivière remarquable, classée en liste 1 et 2, en très bon état écologique, hébergeant diverses espèces protégées dont le Saumon atlantique, la Lamproie de planer, le Chabot. Le projet est situé sur deux sites Natura 2000, une Znieff type 1 et 2.

En plus de l'incohérence globale du projet sur ce cours d'eau à enjeux, justifié par la Communauté de Communes des Rives du Haut-Allier pour combler le déficit d'une auberge, plusieurs entraves au droit et incohérences pour le territoire ont été constatés par les riverains et associations locales.

La microcentrale a été autorisée par le préfet en novembre 2018, mais les travaux sont interrompus depuis plusieurs mois. Plusieurs recours juridiques sont en cours.

Sos Loire Vivante et les acteurs locaux se mobilisent contre le projet !
> plus d’infos, consulter le dossier, suivre les actions des assos, participez à la cagnotte depuis sur notre site d'ERN

• Projet de microcentrale sur l'Auze (43)
puissance brute estimée : 0.205 MW (153MW nette)

La rivière Auze, affluent du lignon du Velay, est une rivière en bon état écologique et en bon à très bon état physico-chimique. L’Auze présente un intérêt pour l’ensemble du bassin versant du Lignon pour la reproduction de la truite dont elle accueille une population équilibrée et relativement abondante.

Le projet, porté par une la société SASU GEFA prévoit la construction d’un seuil d'environ 1,20 dans un secteur préservé. Le projet ne présente aucun intérêt énergétique et semble d’avantage financier.

Malgré tout le Préfet a autorisé le projet. Le collectif d’association vient de déposer un recours contentieux en dénonçant l’impact du projet sur la rivière.
Sos Loire Vivante, FNE43, la fédération de pêche 43 et les acteurs locaux se mobilisent contre le projet !

> signer la pétition
> avis de SOS Loire vivante déposé lors de l'EP (janvier 2019)
> conclusions du rapport du commissaire enquêteur

2/ Des projets hors bassin de la Loire

• Projet de microcentrale sur le Ponthurin (73)
puissance brute estimée : 4.4 MW (3.6MW nette)

Le Ponthurin est un torrent de montagne tributaire du Nant Bénin. La proximité des deux projets de microcentrales sur le Nant Bénin et le Ponthurin menace une des dernières rivières sauvages des Alpes le Nant-Bénin. L’association Nant Sauvage suit de près ce projet.

Le projet du Ponthurin est lauréat des appels d'offre lancé par la Commission de Régulation de l'Energie en 2018, malgré un morcelage de son projet (Nant-Bénin, Ponthurin), ce qui est interdit par le Code de l’environnement. Le commissaire enquêteur a émis un avis favorable au projet en août 2019 malgré les avis négatifs des associations et de l'AFB. L'arrêté du Préfet est attendu pour décembre 2019 !
> Plus d'infos


Toutefois, au sujet du Nant Bénin, le rapport d'enquête du Ponthurin conclut en recommandant et indiquant qu': "il semble que le projet sur le NANT BENIN ne serait pas justifié sur les plans économiques et environnementaux et que la mairie pourrait alors y renoncer définitivement et publiquement. En complément, renouer le dialogue avec l’association pour faciliter son projet de valorisation du NANT BENIN serait une saine mesure d’apaisement pour le projet soumis à l’enquête. Enfin, affecter publiquement le produit de la redevance perçue à des actions négawatt sur la commune et ses actifs serait un bon complément."

> conclusion du rapport du commissaire enquêteur
> paquette : "Projets de microcentrales à Peisey-Nancroix" : aucune utilité avérée et désastre assuré


• Projet de microcentrale sur le Petit Tabuc (05)
puissance nette estimée : 0.5MW nette

Le torrent du Petit Tabuc situé dans le Parc National des Ecrins fait partie du réservoir biologique à valeur particulière que représente la Guisane en amont du Pont des Granges. De fortes pressions ont obtenu en 2013 le retrait de la liste 1 motivé par un projet en cours « jugé stratégique pour le département ». Le torrent a été reconnu en bon état écologique dans l’état des lieux du SDAGE de 2013. Il est notamment exempt d’ouvrage (barrage, seuil..). Le Petit Tabuc est candidat au label "Site Rivieres Sauvages".

Le productible serait marqué par une très forte saisonnalité en opposition de phase avec la saisonnalité de la demande (10% du productible serait produit pendant les 4 mois d’hiver) et la construction d’un nouveau seuil dans le lit de la rivière serait nécessaire.

Malgré un projet aberrant pour le territoire, l'écologie de la rivière et la transition énergétique (> Plus d'infos) le projet de microcentrale du Petit Tabuc a reçu un avis favorable du commissaire enquêteur en septembre 2019 malgré les avis négatifs des associations et de l'AFB. L’association les Amis du Casset veille sur ce torrent et le défendra devant les tribunaux s’il le faut.
 
> conclusions du rapport du commissaire enquêteur

3/ Des projets qui émergent à suivre de très près

Projet de microcentrale sur la Loire à Brives-Charensac (43)

Plus d'infos bientôt !

• Projet de microcentrale sur l'Allier à Vichy (63)

Plus d'infos bientôt !

• Projet de microcentrale sur le Rif Garçin (38)
puissance nette estimée : 1.36 MW nette


L'entreprise GEG a le projet de construction d’une microcentrale hydraulique sur un des derniers ruisseaux sauvages de l’Oisans, le Rif Garcin situé dans un des beaux sites de l’Oisans : la Basse-Montagne d’Ornon au pied du Taillefer. Cette zone est classée Natura 2000 et fait partie des Zones Naturelles d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique. Elle est dans la zone d’adhésion du Parc National des Ecrins. La Basse-Montagne est aussi un site de reproduction du tétras-lyre, espèce fragile et actuellement menacée.

L'association pour la défense de l'environnement d'Ornon se mobilise contre ce projet aberrant. En septembre 2019 ils étaient devant le siège de GEG pour dénoncer le projet.

> signez la pétition
> présentation du projet selon le promoteur GEG

4/ Des projets refusés ou abandonnés !

Projet de microcentrale sur le Pontajou (43)
puissance brute estimée : 0.2 MW


Le petit paradis du Pontajou, affluent de la Seuges (43), magnifique rivière libre en tête de bassin, classée liste 1 et 2 et réservoir biologique, N2000, havre de biodiversité et de nature, devrait rester vierge de tout équipement hydroélectrique.

Le Préfet de Haute-Loire a signé l'arrêté de refus d'autorisation de la microcentrale hydroélectrique, sur avis défavorable du CODERST rendu le 20 septembre 2018. L'argument principal retenu par les services instructeurs de la Direction des Territoires est que, compte-tenu du niveau de préservation et de protection du site, le projet ne peut pas prouver l'absence d'impacts dommageables non seulement sur la truite fario, mais aussi sur l'écrevisse à pattes blanches, et sur le potentiel de moule perlière détecté.

L'absence d'autres microcentrales, la qualité paysagère exceptionnelle et la mobilisation citoyenne locale ont également joué dans la décision finale.

> lire le communiqué de presse des associations
> avis de SOS Loire Vivante déposé lors de l'EP (avril 2018)
> voir la pétition des habitants.


Projet de microcentrale sur le Nant-Benin (73)
puissance brute estimée : 2.3 MW (1.9W nette)

Le bassin versant du Nant Benin se situe dans le département de la Savoie, en zone d’adhésion du Parc National de la Vanoise. Le Nant-Bénin est labellisé "site Rivières Sauvages" depuis janvier 2017. C'est l'une des dernières rivières totalement libres de Tarentaise où 97% des milieux d’eau courante sont affectés par l’hydroélectricité.

L’association Nant Sauvage se mobilise depuis 2016 pour sauver ce torrent. La pétition lancée en 2016 a recueilli près de 10 000 signatures.

Face à la ténacité des défenseurs des rivières, le projet de microcentrale est abandonné en date du 28 décembre 2018 par refus tacite de l'administration. Le pétitionnaire (GEG) n'ayant pas fourni les documents complémentaires nécessaires ni demandé de délai à la DDT de Savoie. Mais une déclaration officielle de la mairie concernant l’abandon du projet est toujours en attente.

Bravo à l’association Nant Sauvage, que nous soutenons depuis le début de son combat, pour cette première victoire. Sa présidente, Isabelle Desse, a déclaré « Nous venons de franchir un premier pas important et de prouver à l’administration que nous avions des arguments solides ».

Mais le projet du Ponthurin, aussi porté par GEG, continue et ce malgré l’avis défavorable de l’AFB et avec cela le projet sur le Nant Benin pourrait ressurgir.

> plaquette : "Projets de microcentrales à Peisey-Nancroix" : aucune utilité avérée et désastre assuré
> film réalisé par François d'Aime : Le Nant Bénin Dernier Torrent Sauvage de Savoie / Film 30'
> présentation du projet selon le promoteur GEG
> la pétition


3 projets de microcentrale sur le Guiers Mort (38)

Le Guiers Mort prend sa source à St Pierre de Chartreuse, sous-affluent du Rhône en rive gauche. Ce joyau de biodiversité situé au cœur du PNR de Chartreuse a la chance d’avoir sur son bassin versant amont un réseau de ruisseaux et rivières très proche d’un fonctionnement naturel optimal.

Lors de la présentation du projet par GEG, les acteurs locaux avaient entamé un processus de labélisation « rivières sauvages ». Les pêcheurs ont convaincu un à un les acteurs et élus du Parc que la préservation de ce joyaux et l’obtention du label avaient plus de valeur que les 10 000 € / an promis par GEG. Le processus de labélisation a permis l’engagement des élus en faveur de la rivière et de fournir des preuves quantifiables (grille de critères rivières sauvages) de la qualité exceptionnelle du Guiers Mort. Grâce au travail de l’AAPPMA Haut Guiers et de Réciprocité Guiers (tracts, animation dans les villages, échange avec GEG, etc.) le projet a été abandonné avant instruction du dossier. Le Guiers Mort a reçu le Label site « rivières sauvages » en juillet 2019.

 

Pour plus d'informations contactez-nous directement

SOS Loire Vivante
8, rue Crozatier ,
43000 Le Puy en Velay
France 


Tél. : +33 (0) 4 71 05 57 88 
Fax : +33 (0) 4 71 02 60 99 

courriel : sosloirevivante arobase rivernet.org 
web : http://www.sosloirevivante.org


Pour plus d'informations contactez-nous directement :   SOS Loire Vivante 8, rue Crozatier ,  43000 Le Puy en Velay France    Tél. : +33 (0) 4 71 05 57 88   Fax : +33 (0) 4 71 02 60 99   courriel : sosloirevivante arobase rivernet.org   web : http://www.s  Retour à la page principale de RiverNet

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Brèves

17.06.19 : Microcentrale sur le Petit Tabuc: enquête publique ouverte, les associations déposeront un avis défavorable

06.06.19 : Microcentrale sur le Ponthurin : enquête publique ouverte, les associations déposeront un avis défavorable

06.02.19 : Participez jusqu'au 13 février à l'enquête publique sur le projet de Microcentrale sur la Gazeille

04.02.19 : Refus du projet de microcentrale sur le Nant Bénin (en Savoie) ! Mais hélas, poursuite de celui du Ponthurin ...

30.01.19 : Participez jusqu'au 5 février à l'enquête publique sur le projet de Microcentrale sur l'Auze

15.10.18 : Le Pontajou restera une rivière libre. La préfecture a émis un refusau projet.



On parle de la microhydro.
dans les médias

>> 8 mars 2019 : Reporterre sur France Inter - Les microcentrales hydroélectriques en question : Lorène Lavocat, journaliste à Reporterre, a présenté son enquête réalisée notamment en Haute Loire sur les microcentrales hydroélectriques à lire ici et !

>> février 2019 : 4 émissios radio sur RCF consacrées aux installations de microcentrales hydroelectriques :
emission 1/4 du 05/02
emission 2/4 du 12/02
emission 3/4 du 19/02
emission 4/4 du 26/02

>> 09/02/2019 : reportage de France 3 Auvergne Rhône Alpes sur le projet hydro sur l'Auze

>> 06/02/2019 : une minute une question pour Reporterre : "L'hydroelectricité est-elle une énergie verte ?"

>> sept.. 2018 : Déclaration finale du sommet des ONG à Sarajevo : i
l faut arrêter de promouvoir et de subventionner le micro-hydraulique, pour préserver le capital biologique et écologique de nos torrents et rivières.


>> 10/09/2018 : actu-environnement: Pour un moratoire sur les microcentrales hydroelectriques

>> 26/04/2018 : journal de l'environnement : barrages dans les balkans : "un capitalisme sauvage dans un milieu encore sauvage"


Nos principaux communiqués de presse
sur l'hydro.

12.10.18 : Refus par l’Etat du projet de micro-centrale sur le Pontajou, en Haute-Loire : un premier petit pas dans la bonne direction, à saluer comme il se doit. Comm. de presse des associations

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04.06.18 : Projet aberrant de microcentrale de Chanteuges sur la Desges, dans le Haut Allier :choisir la biodiversité, le tourisme de pêche et de nature plutôt que les nouvelles turbines. Comm. de presse des associations

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14.03.18 : Journée mondiale d'action pour les rivières. L’hydroélectricité à outrance, un désastre pour nos rivières ! Comm. de presse de ERN

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08.09.17 : Des microcentrales hydroélectriques sur les ultimes rivières sauvages dans les Parcs Nationaux et Naturels régionaux : un choix judicieux ?
Comm. de presse des associations

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18.10.15 : Hydroéléctricité : La qualité plutôt que la quantité ! Réaction de ERN - SOS Loire Vivante au Congrès de l'ANEM (Ass. national des élus de montagne)

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